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Labro et les romanciers journalistes

Mis en ligne le 08/11/2010

Lu dans une interview de Philippe Labro par Josyane Savigneau dans le Monde en date du 5 novembre 2010, à l’occasion de la parution de son recueil de chroniques « 7500 signes » chez Gallimard (extrait) :

J.S. La littérature, dites-vous, a été une sorte de libération. Mais ne pensez-vous pas que roman et journalisme sont totalement antinomiques, notamment dans leur rapport au temps ?

Ph. L. C’est contradictoire. N’oubliez pas qu’il existe pourtant une école de romanciers journalistes, qui démarre avec les plus grands, Balzac et Zola. Ils allaient sur le terrain. Puis Hemingway, Simenon, Roger Vailland, Joseph Kessel, Lucien Bodard, et aussi Mailer, Steinbeck, Tom Wolfe. Tous ont travaillé sur l’événement, le fait divers, les hommes et les femmes, le sang et le sexe, la violence... Hemingway disait qu’à un moment il fallait arrêter le journalisme parce qu’on pouvait y perdre son « jus » et oublier l’imaginaire. Je n’ai rien arrêté. J’essaie de vivre cette dualité.

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